Que peut-on attendre d’un tracteur d’occasion ?

Un tracteur d’occasion est un tracteur qui a déjà fonctionné entre les mains d’un premier utilisateur.
Tout engin mécanique qui fonctionne s’use, qu’il s’agisse d’un tracteur agricole, d’une automobile ou d’une machine à coudre.
Ainsi, examinons le cas d’un moteur: ce moteur a une véritable «vie». Il connaît une enfance délicate qui s’appelle la période de rodage. Pendant cette période, l’utilisateur doit éviter à son moteur les fatigues excessives, sinon, tel un jeune animal fourbu, ce moteur s’en ressentirait toute son existence. Au cours du rodage, en effet, les différentes pièces du moteur, bien que soigneusement usinées et rectifiées, doivent s’adapter les unes aux autres et les minuscules aspérités de métal, qui subsistent toujours après usinage, se matent et s’usent peu à peu en laissant des surfaces parfaitement polies.

Passée la période de rodage, le moteur, dans la force de l’âge, est capable de donner toute sa puissance. Il fonctionne silencieusement; il est nerveux; il ne chauffe pas; il démarre « au quart de tour ». Il va ainsi fonctionner des centaines d’heures sans accroc à condition que l’utilisateur l’entretienne convenablement.

Peu à peu cependant, apparaissent des symptômes de fatigue: le moteur démarre plus laborieusement; il peut avoir tendance à chauffer; il ne tire plus aussi bien. A quoi doit-on attribuer cette fatigue? Sans doute aux soupapes, si le moteur est à quatre temps: 50.000 fois en une heure, inlassablement, les soupapes se lèvent et s’abaissent; à ce régime, elles ont perdu la portée irréprochable qui assurait aux cylindres leur étanchéité. Les gaz fuient aux soupapes; la compression devient moins bonne et l’allumage se fait moins bien; les fuites privent les pistons d’une partie du travail qu’ils auraient dû recevoir, et comme finalement tout travail perdu se retrouve en chaleur, le moteur chauffe plus.

Pourtant, il suffit d’une opération bien simple pour rendre au moteur sa vigueur: un rodage de soupapes, et le moteur est capable de fournir un nouveau service de plusieurs centaines d’heures. Ainsi, deux ou trois rodages de soupapes prolongent la jeunesse d’un moteur.

Après quelques milliers d’heures, par contre, apparaissent des symptômes plus alarmants. Les segments, qui empêchent les gaz de fuir entre les cylindres et les pistons, s’usent et il faut les remplacer. Puis, c’est au tour des cylindres eux-mêmes de s’user à un point tel que des segments neufs ne suffisent plus à leur rendre l’étanchéité. Dans ces conditions, il faut changer les chemises du moteur lorsqu’elles sont amovibles, ou les réa léser lorsqu’elles ne le sont pas, et remplacer les pistons et les segments.

Cette opération se fait maintenant très simplement grâce à l’échange standard: un moteur, remis à l’avance en état, est remonté à la place du moteur ancien qui, lui-même remis en état, servira au remplacement d’un autre moteur fatigué.

Bien entendu, à mesure que s’accumulent les heures de fonctionnement, !es autres parties du tracteur s’usent également l’embrayage broute; la boîte de vitesse devient bruyante; les vitesses passent mal; les moyeux des roues avant et la timonerie de direction prennent du [eu : les accessoires doivent être rem placés. Les réparations deviennent de plus en plus coûteuses et fréquentes. Le tracteur «lâche par tous les bouts ». Il arrive a ainsi un moment où les réparations .nécessaires au maintien en fonctionnement deviennent trop coûteuses et le tracteur est mûr pour la ferraille.

Les tracteurs offerts sur le marché de l’occasion sont de valeurs très diverses.

Certains sont presque neufs; ils sont vendus par leur propriétaire parce qu’ils ne leur convenaient pas. Cependant, ce cas est rare, le vendeur n’ayant alors aucun mal à faire reprendre son tracteur par son marchand-réparateur qui lui cédera à la place un tracteur mieux adapté.

Il est, par contre, des tracteurs plus usagés qui peuvent cependant être remis en état à relativement bon compte car, si le châssis est bon, la révision du moteur n’est pas très coûteuse; ces tracteurs, qui sont encore dans la force de l’âge, peuvent rendre des services importants à ceux qui les achètent.

Malheureusement, on trouve aussi sur le marché, en assez grand nombre, des tracteurs à bout de souffle, «usés jusqu’à la corde» par des exploitants qui ont conservé leur matériel tant qu’il fonctionnait à peu près sans grosse réparation, et qui s’en débarrassent aussitôt qu’ils le sentent prêt à craquer. Des négociants peu scrupuleux trouvent quelquefois dans ces matériels une matière première qui, soigneusement maquillée, prend l’aspect extérieur de tracteurs neufs. Naturellement, il n’est pas question, pour des intermédiaires de ce genre, de consentir des frais importants de remise en état: aucune réparation sérieuse n’est effectuée: on «pare» simplement chaque tracteur pour la vente comme on camoufle les tares d’un vieux cheval dont on veut se débarrasser. Des tracteurs hors d’usage sont ainsi vendus, souvent très cher, dans les régions encore peu motorisées.

Il faut donc s’entourer de précautions pour acheter d’occasion un tracteur agricole.

A propos Norbert

Auteur du site https://sostracteur.fr

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Un Commentaire

  1. Je vend mon tracteur contre une bonne utilisitation pour des raisons d’affectation de service. Veuillez bien me contacter.

    Année : 2005

    marque : New Holland

    modèle : TN75S

    type : Tracteur 4 roues motrices

    année : 2005

    état : Bon état

    heure : 6000 ()

    puissance : 75 réelle CV DIN

    observations : Tracteur New holland TN75S

    très bon état (comme neuf)

    6000heures 102 forces

    62 HP au PTO

    pneus 16/9/30

    4 roues motrices

    2 sorties d’huile supplémentaires

    radio AM – FM

    cabine

    air climatisé

    chargeur Quicke Attach flambant neuf

    bucket 83 pouces

    idéal pour la culture maréchaire ..